Alimentation crue et vivante

Principes de base
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Quels sont les avantages qu’on peut attendre d’une alimentation crue?

La toute première chose que l’on expérimente, et ce instantanément, c’est un taux d’énergie accru. On a une énergie absolument incroyable, il faut le vivre pour le réaliser pleinement. Ceci dit, l’alimentation crue, que l’on mange cru à plein régime ou non, amène beaucoup d’autres avantages non négligeables tels qu’une meilleure digestion, un sommeil récupérateur, une meilleure concentration, une meilleure créativité, un grand calme intérieur qui vous amène à être plus patient, plus zen. Vivre au moment présent devient une expérience «extra»ordinaire. Le tout s’accompagne d’un regain de joie de vivre ! C’est un peu comme de retrouver l’enfant en soi avec toute sa vitalité, sa joie d’être en vie et d’être tout simplement là.

L’alimentation crue, que l’on mange cru à plein régime ou non, amène beaucoup d’avantages non négligeables tels qu’une meilleure digestion, un sommeil récupérateur, une meilleure concentration, une meilleure créativité.

Pour être encore plus précise, je dirais que l’alimentation crue nous permet d’être nous. À notre meilleur. D’exprimer notre plein potentiel. Elle nous permet de tirer partie de la liberté qu’offre un corps en santé. Et autre avantage, et non le moindre,  c’est une alimentation qui est absolument écologique et «environnement-friendly» tout particulièrement si l’on mange local.

Lorsque nous avons une digestion optimale, les nutriments des aliments sont bien absorbés, nos cellules sont bien oxygénées et toutes nos fonctions métaboliques de construction et d’élimination fonctionnent de façon optimum. Manger cru implique que tous les nutriments des fruits, légumes, germinations, noix et graines sont ingérés totalement intacts. Ce mode alimentaire nous gave littéralement d’enzymes, d’antioxydants, de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments. Et si l’on mange bio par-dessus tout ça, il en résulte une alimentation optimale, qui nourrit le corps de façon optimale, ce qui permet une régénération cellulaire optimale.

Les «miracles» qu’on voit de façon évidente sont une perte et un maintien de poids en douceur sans privation ni effets secondaires indésirables, moins de rides et une peau qui irradie (littéralement), pour ne nommer que ces bénéfices-là. Mais il faut savoir qu’à l’interne cette régénération est tout aussi effective. Par exemple les cas documentés de diabétiques insulinodépendants qui se sont sevrés de l’insuline ainsi que les cas de guérison de maladies dites incurables, ne se comptent plus de ce côté-ci de l’hémisphère.

Qu’est-ce qu’on peut faire, si on veut essayer le crudivorisme, mais qu’on veut y aller doucement?

Je dirais d’y aller avec ce qui nous fait de «l’œil», vers ce qui nous plait le plus au niveau goûts et textures. Si vous êtes d’un type salé, allez-y pour des soupes crues avec des salades colorées et rafraîchissantes, le tout accompagné de craquelins bien croustillants. Expérimentez verdures et germinations, vous serez agréablement surpris de voir à quel point il est plaisant d’en manger.

Si vous êtes d’un type sucré, les smoothies et les desserts crus sont pour vous. Ces derniers sont d’ailleurs ce qu’il y a de plus populaire auprès des familles avec enfants et/ou ados. Ils ne prennent que 5 minutes à faire et ils goûtent sucrés naturellement. De quoi séduire et les parents et les enfants. Le smoothie est la clé passe-partout dont je me sers le plus souvent pour «vendre» le concept de l’alimentation crue. Il permet des variations sur le même thème à l’infini avec les saveurs sucrées et salées, on peut même y ajouter une protéine en poudre pour en faire un repas complet! De quoi séduire tout le monde.

Un mélangeur, un déshydrateur, un germoir, un saladacco… On a vraiment besoin de tous ces trucs?! 

Oui et… non. Le seul instrument de cuisine qui je trouve indispensable c’est le mélangeur (blender). Pour le reste on peut s’en sortir avec le système D. Le robot culinaire vient en deuxième sur ma liste de priorité.

Un germoir? Pas besoin. Prenez des pots en verre, achetez de la mousseline pour égoutter vos germinations et le tour est joué. Pour les germinations sur terreau, un plateau en plastique fera l’affaire.

Pour les jus, le mélangeur et une vieille taie d’oreiller (blanche) feront l’affaire. Il y en a même qui prennent de vieux bas nylon… La nécessité est mère de l’invention!

Le Saladacco ne sert qu’à varier la présentation des légumes, prenez votre économe et vous ferez des fettuccinis au lieu de spaghettinis.

En ce qui concerne le déshydrateur, à moins que vous ne soyiez prêts à vous mettre à ce régime alimentaire à plein temps, je ne pense pas que ce soit une dépense adéquate. Il y a toujours l’alternative de la technique du four entrouvert.

Les smoothies aux épinards, c’est vraiment bon?!

Délicieux! Mais il faut prendre les bébés épinards. Les épinards plus matures sont plus amers. De plus il ne faut pas avoir peur de tester les smoothies verts, ils ne  goûtent que les fruits.

Il est très possible de ne faire que des smoothies à base de fruits, mais je considère que le «vert» devrait faire partie intégrante de la majorité des recettes de smoothies. Les feuillages ont leurs rôles à jouer dans notre parcours vers une santé optimale.

L’idéal est de faire tourner les verdures. Je vous conseille d’acheter par exemple, une botte d’épinards et de passer à travers en vous faisant des smoothies, jus, trempettes, soupes et/ou salades. Une fois la botte d’épinards terminée, achetez, par exemple, de la bette à carde (blette), et faites comme pour les épinards. Et ainsi de suite.

Alcaliniser le corps: qu’est-ce que ça signifie, et en quoi est-ce bon?

De nos jours, notre environnement est source d’acidification constante. La pollution de l’air, les pesticides dans les aliments que nous ingérons, le stress, le surmenage, l’élimination insuffisante par les reins et la peau, la carence en vitamines et oligo-élément, etc. Les organes sont malnutris, mal oxygénés et souffrent d’auto-intoxication. C’est un processus de dégénérescence cellulaire et de sclérose qui amène notre corps à ce qu’on appelle une acidose des tissus.

Pour contrebalancer cette acidose et recréer un équilibre, il faut alcaliniser. Les fruits et légumes mûrs sont alcalinisants. Tous les experts en nutrition s’entendent sur le fait que si consommés frais, ces derniers aident à maintenir un équilibre acido-basique adéquat. Donc en mangeant cru, on se trouve à automatiquement alcaliniser notre corps et à y rétablir l’équilibre.

Le Dr. Otto Warburg (docteur en chimie et médecine)  Prix Nobel en Médecine de 1931, fut lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1931 pour sa découverte de processus-clés de la respiration cellulaire et de différents systèmes enzymatiques. Il a démontré que les cellules cancéreuses changent leur métabolisme pour passer à un métabolisme anaérobie, autrement dit que le cancer ne peut pas se développer dans un milieu riche en oxygène. 

Et qu’est-ce qui amène une quantité d’oxygène incroyable à nos cellules ? La chlorophylle que l’on retrouve dans tous les feuillages et légumes verts crus. Une excellente raison pour commencer à en introduire dans notre alimentation. Les smoothies verts sont la meilleure façon de commencer à les consommer pour les apprivoiser!

Quelle est la chose la plus importante que les gens ignorent sur le crudivorisme?

Que l’on peut manger chaud, et que l’on n’a pas froid l’hiver en mangeant cru ! Surtout par chez nous au Québec, où il fait des -20°C durant quelques mois l’hiver, c’est réellement l’élément le plus «effrayant» que l’on doit démystifier. Et si l’on veut manger «chaud», il faut s’assurer de ne pas chauffer au-delà de 118°F ou 42°C afin de respecter l’intégrité des enzymes et de certaines vitamines. Un bon truc très simple pour savoir si ce que l’on mange est encore cru, mettez le bout de votre petit doigt dans votre plat. Si c’est trop chaud pour votre doigt, c’est trop chaud pour les enzymes.

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre lorsqu’on se met au crudivorisme?

Une erreur à éviter, est de se déchaîner à faire des recettes trop longues et compliquées. Cela peut s’avérer très décourageant, car on reste sur l’impression que c’est un mode alimentaire compliqué. Ce qui est totalement faux.

En tout premier lieu, je dirais de ne pas manger trop de noix crues afin de compenser pour la viande et/ou le tofu (si la transition se fait à partir d’un régime vgta-l-r-ien) que l’on vient d’arrêter de manger. Les noix sont excellentes et remplies d’éléments nutritifs, mais ça reste une source de gras, donc, ne pas abuser.

La deuxième erreur la plus fréquente est de ne pas assez manger. En général, au bout de 4 à 6 semaines, notre organisme commence à demander à manger (ouioui, c’est vraiment ça… il faut le vivre pour le croire). Mais on ne sait pas exactement quoi manger, car nos points de références et réflexes  alimentaires se situent dans l’alimentation cuite.

Ceci est une étape particulièrement cruciale, car c’est là que l’on «flanche». D’où l’importance de planifier des collations déshydratées. Il faut être prêt à faire face lorsque cette étape arrive, et avoir sous la main du prêt-à-manger que l’on aura préparé d’avance tels des müeslis, des craquelins, des chips de légumes, un dessert crus congelés (ça se garde des mois au congélo) ou encore un mélange de noix et fruits secs… enfin tout ce que l’on aime et qui nous inspire.

La troisième erreur à éviter, est de se déchaîner à faire des recettes trop longues et compliquées. Cela peut s’avérer très décourageant, car on reste sur l’impression que c’est un mode alimentaire compliqué. Ce qui est totalement faux. Je conseille toujours de ne commencer que par des recettes ne comprenant pas plus de 4 ingrédients principaux (je ne parle pas des épices et aromates bien sûr).


 Source

02 Jan, 2019
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Famille CBM
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