Hibou

Le hibou, de par son cri nocturne inquiétant, ses grands yeux scrutateurs et son mode de vie « en retraite », fut vecteur de nombreuses superstitions.
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Le mot hibou est un terme très général du

vocabulaire courant qui, en français, ne

correspond pas exactement à un niveau

de classification scientifique.


C'est-à-dire qu'il s'agit d'un nom

vernaculaire dont le sens est ambigu

en biologie car utilisé seulement pour

désigner une partie des

différentes espèces d'oiseaux rapaces classée

s dans la famille des Strigidés.


Cette famille regroupe en effet à la fois des

hiboux et des chouettes, répartis dans

différents genres, le hibou se distinguant de

la chouette par la simple présence

d'aigrettes sur la tête.


En disant « hibou », les francophones font

donc référence aux rapaces que les

spécialistes nomment Hibou, mais

aussi Kétoupa, Grand-duc, Petit-

duc ou Duc tout court selon les espèces.

Certaines des espèces appelées « hibou »


  • Hibou d'Abyssinie — Asio abyssinicus
  • Hibou du Cap — Asio capensis
  • Hibou grand-duc — Bubo bubo
  • Grand-duc de Verreaux - Bubo Lacteus
  • Hibou de Jamaïque — Pseudoscops grammicus
  • Hibou maître-bois — Asio stygius
  • Hibou malgache — Asio madagascariensis
  • Hibou des marais — Asio flammeus
  • Hibou moyen-duc — Asio otus
  • Hibou petit-duc — Otus scops
  • Hibou redoutable — Nesasio solomonensis
  • Hibou strié — Pseudoscops clamator

Symbolisme


Le hibou, de par son cri nocturne

inquiétant, ses grands yeux scrutateurs et

son mode de vie « en retraite », fut vecteur

de nombreuses superstitions.


Il reste toujours très lié au domaine

du surnaturel, de la magie et de

la spiritualité. Selon les époques et les

cultures, le hibou a pris une image tantôt

négative, tantôt positive.


Consacré à la déesse Athéna (ou

Minerve chez les romain), déesse de la

guerre et de la sagesse, entre autres. Cet

animal est reconnu pour sa grande sagesse

et sa vigilance. A la nuit tombée, son vol

présageait une heureuse nouvelle. Son

silence le rendait de bon augure, son

apparition n'était funeste que lorsqu'il

chantait. Pourtant Minerve prit cet oiseau

sous sa protection parce qu'il l'avertissait la

nuit de tout ce qui se passait.




C'est en tant que symbole de

clairvoyance qu'elle constitue l'attribut

traditionnel des devineresses et des devins. 

En Égypte, il exprime le froid, la nuit, et

également la mort. Mais paradoxalement, le

hibou est aussi un grand symbole de

sagesse et de connaissance. 

« J'ai parcouru la moitié de la terre et je me suis enrichie de plus d'expérience que tout autre oiseau », dit l'hirondelle au hibou.


« Comment est-il possible que l'on vénère ta sagesse, alors que tu vis la nuit et ne quittes pas tes falaises ? »


« C'est les yeux fermés que je vois le mieux et mes pensées voyagent bien plus loin que tes ailes ! », lui répondit le hibou.




Le hibou jouait, dans la Chine antique, un rôle important :

C’était un animal terrible qui était censé

dévorer sa mère. Il symbolisait le yang, et

même l’excès de yang. Il se manifestait au

solstice d’été, s’identifiait au tambour et à la

foudre. Il était aussi en rapport avec la

forge. Il était l’emblème de Houang-ti, le

Souverain jaune et le premier fondeur. Excès

de yang, le hibou provoquait la sécheresse.


Les enfants nés le jour du hibou

(solstice) étaient de caractère violent, peut-

être parricides. Le bouillon de hibou,

distribué aux vassaux à la même date, était-il

rite d’épreuve, de purification, de

communion ? Ou tout à la fois ? Quoi qu’il en

soit, le hibou était toujours considéré

comme un animal féroce et néfaste. 



Le hibou est l’un des plus anciens symboles

de la Chine, il remonte aux époques dites

mythiques. D’après certains auteurs, il se

confondrait avec le Dragon-Flambeau,

emblème de la seconde dynastie, celle des

Yin. Il est l’emblème de la foudre. Il figure

sur les étendards royaux. Il est l’oiseau

consacré aux forgerons et aux solstices ;

dans les temps archaïques, il présidait les

jours où les forgerons fabriquaient les

épées et les miroirs magiques. Inutile de dire

qu’il ne viendrait pas à l’idée d’un Chinois de

clouer sur la porte de sa grange un hibou !

L'aigle et le hibou 
 
-Le hibou dit à l’aigle un jour :

Vainement au soleil tu vas faire ta cour,
Lorsqu’il s’éloigne, à ta paupière
Laisse-t-il un peu de lumière ?
Pas la moindre, et ton oeil fatigué de clarté
Se ferme dans la nuit, voilé d’obscurité.
Et mes deux yeux sont des étoiles,
Qui me montrent l’oiseau sur la branche endormi :
Le crépuscule est mon ami ;
Aux déserts du chaos je me fraye une route,
J’illumine son front par les ombres noirci.


Hibou grand duc de Virginie


-  Oui, répondit l’aigle, mais aussi,
Quand il fait jour, tu n’y vois goutte.
Excentriques de tous les temps,
Qui faites l’impossible en raison comme en style,
Pour vous un seul prodige est toujours difficile,
C’est d’avoir un peu de bon sens.


09 Apr, 2016
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