Aux premiers jours du mois de mars de chaque année, le printemps des Hommes voit fleurir un panaché de discours dans la presse & des panneaux publicitaires surenchérirent la promotion de produits émergeant, chaque année, inlassablement, dans les magasins spécialisés, pharmacies, etc.
Chaque année, on se laisse persuader que l’on doit se débarrasser de certaines choses, que l’on doit faire un «ménage de l’intérieur». Cette vague mercantile & médiatique nous rappelle que le printemps sera bientôt là, que l’hiver est (presque) derrière nous.
On se laisse convaincre, on essaie un(e) ou plusieurs produits / cures / régimes / recettes qui ont le vent en poupe.
On réalise ces gestes, presqu’automatiquement, convaincus que c’est ce qu’il convient de faire.
Sans prendre la peine de comprendre.
Tous ces petits liens.
Tous ces détails, si importants.
Ces détails qui, lorsqu’ils sont mis en lumière, reliés bout à bout ensemble, nous permettent de voir une cohérence holistique révélant ce qu’il importe vraiment de savoir.
Des clés à comprendre, des outils de vie à faire sien, des astuces gourmandes à incorporer & d’autres à revoir, des distinctions importantes à prendre en considération pour mieux façonner nos habitudes gourmandes en les adaptant à soi, et étendre nos habitudes holistiques au-delà de celles qui se déroulent dans nos cuisines.

Parfois, notre organisme a effectivement besoin de s’alléger, et un travail de détox sur un laps de temps plus ou moins long & personnalisé est extrêmement bénéfique, et permet de réduire des maux, d’aider notre corps à rétablir une certaine homéostasie perdue.
D’autres fois, notre organisme a surtout besoin de soutien, de douceur, d’un accompagnement lui permettant de fonctionner mieux, et ainsi d’atteindre un certain équilibre oublié.
À d’autres moments encore, on a besoin de ces deux temps : un nettoyage en douceur afin de ne pas brusquer une force vitale déjà amoindrie.

Au-delà de nos besoins, toujours tendre vers une compréhension de soi, des mécanismes de la Vie qui coulent en nous.
À travers chacun de nos besoins, toujours leur répondre après les avoir écoutés pour mieux personnaliser nos choix & gestes qui accompagneront les différentes solutions & habitudes que l’on incorporera dans nos vies, qu’elles soient gourmandes ou touchent à d’autres natures tout aussi intéressantes & importantes à considérer pour réaliser un réel travail en profondeur, qu’il soit de détox, soutien, ou les deux à la fois.

Nous sommes au joli mois de mai, les arbres se colorent de fleurs, l’air se parfume d’effluves d’herbe coupée, nos jardins & parcs s’emplissent de vies d’enfants & d’adultes venant s’y reposer, se retrouver.
Nous sommes au joli mois de mai, et pourtant, l’air est encore très doux : notre printemps est frileux, un peu. L’été se fait timide, désiré.
C’est le temps parfait, idéal, pour se pencher sur le sujet du foie & nos réflexions sur le vaste sujet de détox et/ou de soutien.

Notre foie : cet organe aux rôles insoupçonnés

Notre foie a un lien étroit avec notre digestion : si ce rôle semble être une évidence, l’expliquer plus en détails semble déjà plus complexe. Il existe en réalité plusieurs liens entre notre foie & notre système digestif chacun d’eux pouvant être altérés de plusieurs manières.
Au-delà de ces rôles digestifs, le foie a d’autres nombreux rôles insoupçonnés, qui en fait un organe essentiel dans notre homéostasie, et l’équilibre de plusieurs autres de nos systèmes : hormonal, rénal, système nerveux ; et impacte plus ou moins directement l’assimilation de certains micronutriments, la qualité de notre peau, notre pancréas, etc.
J’aime utiliser la métaphore du foie comme étant une jolie & mignonne petite pieuvre multicolore : agissant sur une multitude de systèmes différents à la fois, il peut impacter & modifier l’équilibre général de notre corps d’une multitude de façons.
Filtrant notre sang, et aidant ainsi notre corps à se débarrasser de substances & molécules indésirables (molécules de synthèse, additifs alimentaires), il en stocke d’autres (vitramine B12 – important donc pour les végétaliens), et en transforme encore d’autres (pouvant ainsi créer des carences).
Petite usine de production d’un liquide de couleur jaune (d’or ?) : la bile qu’il créée est précieuse pour la digestion & l’assimilation des corps gras (huiles, noix, purées d’oléagineux), et une quantité & qualité sont nécessaires pour bénéficier au mieux de la richesse de ce que ces produits contiennent.

D’autres rôles encore découlent de cette petite pieuvre multicolore : l’équilibre du tout à travers une vision holistique permetde prendre du recul, et d’agir en conscience sur ceux qui ont besoin d’être soutenus et/ou corrigés.
La manière d’aborder ce travail est elle aussi extrêmement importante : parfois, la dernière chose à faire est un travail de détoxification. Parfois, elle est nécessaire, mais doit attendre que d’autres phases aient été vécues. On peut agir d’une multitude de manières sur notre foie, chacune ayant un sens, un ordre qui peut avoir son importance.

 

Le temps est relatif

Le temps le plus adéquat pour faire un travail de «détox» n’est, la majorité des années, pas le mois de mars, et rarement le mois d’avril.
Le temps le plus juste pour agir sur le foie n’est pas lié à nos calendriers papier (ou électronique), mais est rattaché à celui du ciel, de la météo, de l’air ambiant : c’est lorsque les températures sont douces que l’on peut agir en profondeur sur notre foie. Selon les années, la région où l’on habite, cette période peut se situer en avril, en mai, ou… début juin.
Cette caractéristique météorologique est liée à une réalité physiologique : notre foie est le seul organe de notre corps n’étant pas à la même température du reste de notre corps… Sa température interne est d’environ 40°C : une vraie petite usine reflétant bien ses tâches multiples ✩

25 Nov, 2016
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