Au Japon, la contemplation nocturne des lucioles - hotaru - est un plaisir estival bien connu des Japonais. 

Souvent décrite dans la littérature nippone, au même titre que la contemplation des cerisiers, comme un instant magique et raffiné, la chasse aux lucioles était un passe-temps très apprécié de la bourgeoisie japonaise. Ce loisir, appelé hotaru-gari ("chasse aux lucioles) était autrefois pratiqué dans les campagnes, à proximité des cours d'eau, et de nombreuses estampes de l'époque Edo (1603-1867) figurent de jeunes femmes vêtues de jolis kimonos se promenant sous les saules, équipées de boîtes (pour les capturer) et d'éventails.


Tradition en perdition


Mais aujourd'hui, plus qu'une véritable chasse, la saison des lucioles se limite à la contemplation. Car la pollution et le bétonnage des campagnes menace ces insectes luminescents... Menace à laquelle s'ajoute un commerce développé autour de la revente des lucioles pour les jardins privatifs d'hôtels ou de restaurants.

Il devient donc de plus en plus difficile de profiter du magnifique spectacles de ces points scintillantsdans la nuit, comme les deux jeunes héros du Tombeau des lucioles d'Isao Takahata.


Lieux privilégiés


De fin mai à fin juin, quelques villes accueillent toujours les fameuses lucioles et organisent chaque années des festivals autour de leur contemplation : le jardin Sankeien de Yokohama, , le jardin de l'hôtel Chizanso deTokyo, ou la ville de Fussa (environs de Tokyo).

A Kyoto, on peut les observer le long du chemin de la philosophie. Le parc d'Uji au sud de la ville abrite lui aussi de nombreux spécimens de fin mai à mi juin.


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